Armand GUILLAUMIN (1841-1927)

Le moulin Bouchardon, Crozant

  • Le moulin Bouchardon, Crozant

    Huile sur toile
    exécutée circa 1900
    signée en bas à droite : Guillaumin
    73 x 92 cm.

    Cette oeuvre est accompagnée d’une attestation d’inclusion du Comité Guillaumin.

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    Provenance :
    Collection privée, Paris

    Littérature :
    Cette œuvre sera reproduite au second volume du Catalogue Raisonné Armand Guillaumin, actuellement en préparation par le Comité Guillaumin; Dominique Fabiani, Stéphanie Chardeau-Botteri et Jacques de la Béraudière.

Le moulin Bouchardon, Crozant

Huile sur toile
exécutée circa 1900
signée en bas à droite : Guillaumin
73 x 92 cm.

Cette oeuvre est accompagnée d’une attestation d’inclusion du Comité Guillaumin.

Armand Guillaumin est l’un des principaux maîtres de l’impressionnisme. Il nait à Paris en 1841, puis à ses six ans sa famille s’installe à Moulins. Très tôt, il se met à peindre, il a avant tout une formation d’autodidacte. Au début, l’artiste représente les bords de Seine avec ses compagnons peintres.

En 1861, le peintre fréquente alors l’académie Suisse à Paris, c’est une école de peinture qui, pour une cotisation de 10 francs par mois fournit des modèles ; le travail y est entièrement libre. Il y rencontre Camille Pissarro, qui comme d’autres peintres refusent l’enseignement officiel et académique. Guillaumin pratique uniquement la peinture de plein air. En 1863, il participe au fameux Salon des Refusés sans que son nom ne figure au livret.

En 1866, il prend la décision de quitter son travail pendant un peu plus de deux ans pour peindre et exceller dans son art, cependant c’est une période très difficile pour lui, il ne peut subvenir financièrement à ses besoins. Il participe aux expositions des impressionnistes, il est présent à la première en 1874, chez le photographe Nadar. En 1887, il signe un contrat avec un marchand situé boulevard Malesherbes à Paris : Clauzet. Il expose à la galerie Durand-Ruel à partir de 1894, d’autres grandes galeries parisiennes l’exposent, celles-ci soutiennent les artistes impressionnistes, comme la galerie Druet, la galerie Rosenberg et la galerie Bernheim-Jeune. Il fréquente de nombreux peintres tels Gauguin, Pissarro ou Signac et connait Emile Zola, qui se fait remarquer alors pour ses critiques artistiques.

Il se déplace en France, dans l’Yonne puis dans la Creuse ou à Agay dans le Var où il rencontre ses sujets favoris. Armand Guillaumin gagne à la loterie en 1891 ce qui lui permet de quitter son emploi auprès des Ponts et Chaussées et de se consacrer entièrement à la peinture. Ces œuvres se caractérisent par l’emploi intempestif de couleurs vives. Il observe et reproduit l’animation de la nature. L’artiste suit tranquillement sa destinée, sans se soucier des conseils avisés des marchands, qui l’incite à faire évoluer son style vers le post-impressionnisme. Il est incontestable que Guillaumin a joué un rôle dans l’essor du fauvisme suite à sa rencontre en 1901 avec Emile-Othon Friesz à Crosant.

Armand GUILLAUMIN 1841 – 1927 : Catalogue raisonné de l’oeuvre peint

Auteurs : G. Serret et D. Fabiani
Éditeur : Éditions Mayer, Paris
1500 exemplaires
572 pages