Charles CAMOIN (1879-1965)

La baie de Naples

  • Provenance :
    Collection privée, France



La baie de Naples

Huile sur toile
exécutée en 1904
signée et datée en bas à droite : Ch. Camoin 1904
50 x 61 cm.

Charles Camoin est né à  Marseille en 1879. Orphelin de père à six ans, il voyage avec sa mère mais suit néanmoins les cours des Beaux Arts de Marseille dès l’âge de seize ans.

En 1896, il s’installe à Paris et devient l’élève de Gustave Moreau avec Albert Marquet. Influencé par Van Gogh et Cézanne, il correspondra longtemps avec ce dernier.

Il se lie d’amitié avec les Fauves, notamment Jean Puy et Matisse et expose au Salon d’Automne de 1905 dans le « Cage aux Fauves ». Cependant, il n’adhère jamais pleinement à la révolution chromatique fauve : « J’étais fauve sans le faire exprès… Je me laisse guider par mon instinct. Je peint comme l’oiseau fait son nid ».

Ses dix années fauves (1905-1915) sont ponctuées par de nombreux voyages (Maroc, Côte d’Azur…) avec le groupe, influençant son style, plus lumineux. Il participe à la plupart des expositions consacrées aux Fauves et l’engouement pour son œuvre l’effraie à tel point qu’il détruit environ 80 toiles en 1913.

Sa rencontre en 1918 avec Renoir constitue une rupture dans son style et le détache de celui de Cézanne : son art oscille douloureusement alors entre construction et impression, étude et sensibilité.

En 1933, il épouse Charlotte Prost et partage son temps entre Montmartre où il travaille les natures mortes et Saint Tropez dont il tirera une centaine de vues du port.

Exposé dans le monde entier, Camoin est le seul survivant des élèves de Gustave Moreau à assister à l’exposition consacré à ce dernier en 1963 à Marseille. Il s’éteint en 1965 laissant une collection importante d’œuvres réalisées sur plus d’un demi-siècle.

Camoin : Sa vie son oeuvre

Auteur : Danièle Giraudy
Éditeur : La Savoisienne, Marseille, 1972.
261 pages

Correspondance entre Charles Camoin et Henri Matisse

Auteur : Claudine Grammont
Éditeur : La Bibliothèque des Arts, Lausanne, 1997.
130 pages