Émile Othon FRIESZ (1879-1949)

Le canal à Anvers

Barques à Anvers

  • Le canal à Anvers

    Huile sur toile
    exécutée en 1906
    signée en bas à droite : E. Othon Friesz
    46 x 38,5 cm (18 1/8 x 15 1/8 inches)

    Details Contactez nous

    Provenance :
    Galerie E. Druet, Paris (étiquette au dos)
    Collection privée, France

    Expositions :
    Paris, Galerie Serret-Fauveau, Quelques oeuvres choisit du XIX° et XX° siècle, Novembre 1961, n°15.

  • Barques à Anvers

    Huile sur toile
    exécutée en 1906
    signée en bas à droite : Othon Friesz
    45 x 30 cm.

    Details Contactez nous

    Provenance :
    Collection privée, Paris.

    Note :
    En 1906, la plupart des artistes rejoignent le sud de la France, Friesz accueille son ami Braque à Paris, puis les deux Havrais entreprennent un séjour à Anvers. Ils reviennent sur Paris avec des paysages et quelques vues de ports. Au salon d’Automne de la même année, l’artiste expose quelques unes des œuvres peintes lors de ce séjour. Malgré les rares œuvres très colorées avant 1906, c’est véritablement durant cette année et au contact de Georges Braque que l’artiste évolue vers le Fauvisme. Il réalise une vingtaine de tableaux présentant le port d’Anvers.

    Cette huile sur toile caractérise très bien cette période fauve, Othon Friesz utilise des couleurs pures qu’il module afin de jouer entre les contrastes. Les tonalités, généralement fidèles au site, commencent à s’éloigner de la réalité. Au premier plan, les couleurs se juxtaposent, se superposent et se mêlent les unes aux autres, procurant toute la puissance et le rythme nécessaire à l’œuvre. Cette opposition entre le premier plan et la transparence de la mer, laissant apparaître le support, procure à l’artiste le moyen de retranscrire la lumière dont il a besoin pour peindre.

    L’œuvre est rythmée par l’activité sur l’eau, l’animation est retranscrite par le passage des bateaux, qui permet à l’artiste d’enrichir le paysage, par l’utilisation de nouvelles couleurs, et par l’impression de verticalité provoquée par les nombreux mats.
    La construction reste très présente dans les œuvres de cette période, mais la touche est totalement libérée de l’impressionnisme, elle est rapide, mouvementée et progresse par accent nerveux, on ressent déjà une certaine violence dans la façon de poser ses couleurs.

Le canal à Anvers

Huile sur toile
exécutée en 1906
signée en bas à droite : E. Othon Friesz
46 x 38,5 cm (18 1/8 x 15 1/8 inches)

Barques à Anvers

Huile sur toile
exécutée en 1906
signée en bas à droite : Othon Friesz
45 x 30 cm.

Emile Othon Friesz est né au Havre en 1979. Fils de capitaine et d’origine créole par sa mère, il se consacre à la peinture dès le plus jeune âge jusqu’à entrer aux beaux-arts du Havre à treize ans. Elève de Lhuillier, il y côtoie Raoul Dufy et Georges Braque. Amis, Dufy et Friesz partagent un atelier en 1896.

En 1897, grâce à l’obtention d’une bourse, il rejoint Paris pour y suivre les cours de beaux-arts dans l’atelier de Bonnat. Il y rencontre Matisse, Rouault, Derain, Vlaminck et Marquet. Mais il préfère s’adonner à la copie des grands maitres au Louvre plutôt que de suivre ce cours qu’il quitte sur un désaccord avec Bonnat.

Impressionniste dans ses premières toiles, Friesz, sans doute influencé par Van Gogh et Gauguin, se rapproche du fauvisme en privilégiant la couleur. Ainsi, sa première exposition personnelle est organisée à Paris en 1904, et il rejoint le groupe des fauves l’année d’après.

Il participe au Salon d’automne de 1905 et y présente un fauvisme apparenté à celui de Matisse à la facture toutefois plus exubérante.

A partir de 1908, il s’éloigne du fauvisme en synthétisant ses formes, jouant des contrastes forts entre teintes pâles et sombres, construisant d’avantage son tableau en lignes rigides et épaisses. Somme toute plus classique, il sera fidèle à sa signature personnelle jusqu’à la fin de son œuvre.

Il ouvre un atelier de peinture en 1912. Mobilisé durant la première guerre mondiale, il est blessé et affecté aux services techniques de l’aéronavale de Paris. Il en tirera une série de toiles sur le thème de la guerre.

Entre deux guerres, il voyage aux Etats-Unis, Portugal, Italie, Belgique et séjourne dans le Sud de la France, près de Toulon et continue de peindre ses sujets de prédilection : nus, natures mortes, portraits et paysages. Il exécute avec Dufy en 1937 la décoration du Palais de Chaillot, à l’occasion de l’Exposition Universelle.

En 1941, il participe au voyage des peintres en Allemagne nazie avec Derain.

Mort en 1949, Friesz a également participé à la création de décors de théâtre ou a illustré de prestigieux textes. Il fut exposé dans les plus grandes galeries, Berthe Weil, Druet ou Pétridès.

Emile-Othon FRIESZ

Titre : Emile Othon FRIESZ, Catalogue raisonné de l’œuvre peint
Auteurs : Robert Martin et Odile Aittouarès
Éditeur : Tome I, Editions Aittouarès, Paris, 1995.
ISBN : 2-9509113-0-7