Geer Van VELDE (1898-1977)

Composition

Composition

Composition

  • Composition

    Gouache sur papier
    exécutée vers 1941
    monogrammée en bas à droite : GvV
    21,3 x 27 cm.

    Certificat d'authenticité établi par M. Moget.

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    Provenance :
    Collection privée, France.

  • Composition

    Huile sur toile
    exécutée vers 1948
    monogrammée en bas à droite : GvV
    100 x 81 cm.

    Certificat d'authenticité établi par M. Moget.

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    Provenance :
    Collection privée, Suisse.

  • Composition

    Gouache sur papier
    exécutée vers 1958
    monogrammée en bas à gauche : GvV
    21,2 x 20,4 cm.

    Certificat d'authenticité établi par M. Moget.

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    Provenance :
    Collection privée, France.

Composition

Gouache sur papier
exécutée vers 1941
monogrammée en bas à droite : GvV
21,3 x 27 cm.

Certificat d'authenticité établi par M. Moget.

Composition

Huile sur toile
exécutée vers 1948
monogrammée en bas à droite : GvV
100 x 81 cm.

Certificat d'authenticité établi par M. Moget.

Composition

Gouache sur papier
exécutée vers 1958
monogrammée en bas à gauche : GvV
21,2 x 20,4 cm.

Certificat d'authenticité établi par M. Moget.

Beaucoup d’artistes ont commencé par l’apprentissage des techniques de base (dessin, gouache huile). Certains d’entre eux ont été tentés par quelques mouvements picturaux avant de trouver leur voie, d’autres se sont inscrits comme novateurs ou fondateurs d’emblématiques groupes. Monet, Pissarro, Manet ou Renoir pour l’impressionnisme, Braque, Picasso ou Gris pour le cubisme…
Les frères Van Velde, Bram et Geer n’ont pas eu la possibilité d’acquérir ces techniques.
Abandonnés par leur père dès leur plus jeune âge, les enfants Van Velde vécurent dans une véritable misère. En 1910, à l’âge de 12 ans, Geer est apprenti décorateur chez Eduard Hendrick Kramer, propriétaire d’une firme de peinture et de décoration. Cet homme qui fût son mécène durant de longues années, va encourager Geer dans son goût pour la peinture. Dès lors, le jeune artiste parcourt les Flandres et peint des enseignes pour gagner sa vie. Voilà la seule école que Geer aura.
Suite à ce voyage il part en 1925 à Paris pour retrouver son frère ainé et pour visiter l’exposition des Arts décoratifs. En 1933, Geer se marie et s’installe avec sa jeune épouse Elisabeth dans le XIIIème arrondissement. Entre temps, Geer expose à trois reprises (1928, 1929, 1930) au Salon des Indépendants. A cette époque, l’artiste n’a toujours pas trouvé sa voie et se concentre sur ses recherches.
Il rencontre Samuel Beckett qui lui présente Peggy Guggenheim. Cette dernière l’exposera à Londres l’année suivante. (Guggenheim Jeune).

Suite à l’échec de cette exposition, il décide de s’installer à Cagnes sur Mer jusqu’en 1944. C’est ici que les bleus de la mer et les ocres du sable vont l’emmener à un changement radical dans son oeuvre. Cette intense luminosité propre au bord de mer du sud de la France, le plonge vers une observation du monde qui l’influencera tout au long de sa vie. Une réelle unité se dégage alors de son œuvre. Commence alors pour lui un périple entre l’intérieur et l’extérieur, mais également entre équilibre, luminosité et structure.
A la fin de l’année 1944, il quitte Cagnes sur Mer pour aller s ‘installer à Cachan où il restera définitivement.

Catalogue d’exposition Geer van Velde

La peinture de Geer van Velde rayonne d’une sensibilité contenue et d’un silence qui s’impose lentement à celui qui la regarde. Et pourtant, Samuel Beckett, l’ami fidèle, écrit que sa peinture « est excessivement réticente », et qu’elle « agit par des irradiations que l’on sent défensives ». Si pensée qu’elle soit, elle n’en est pas moins poreuse à la vie qu’elle féconde, passée dans une solitude indispensable pour préserver une œuvre fervente, introspective, refermée sur elle-même. L’artiste conduit son travail serein et lumineux, en s’absentant du monde, dans « une lutte sans merci », a-t-il confié. Un combat qu’il mène tôt avec la toile, animé d’une ascèse exercée en conscience. Celle-ci porte sur la perception de l’image en tant que réalité objective dont il revient à la peinture de rompre avec cette image représentée, au profit de l’extériorité spatiale lumineuse et cependant invisible. Une longue quête qui passe par les états successifs d’un « objet » jusqu’à sa stabilité dans l’espace.