Hans HARTUNG (1904-1989)

P1958-50

P1974-G32

  • P1958-50

    Pastel et mine de plomb sur papier
    exécuté en 1958
    signé et datée en bas à droite : Hartung 58
    50 x 60 cm.

    Cette oeuvre est accompagnée d'un certificat d'authenticité de la Fondation Hans Hartung.

    Details Contactez nous

    Provenance :
    Collection particulière, Paris.

    Cette oeuvre est enregistrée à la Fondation Hans Hartung et Anna-Eva Bergman sous le numéro : CT HH5050-0.

  • P1974-G32

    Acrylique sur carton baryté
    exécutée en 1974
    signé, dédicacé en bas à gauche : Hans Hartung à Jean Le Süun Tres amicalement le 1.1.1975
    78,5 x 118,5 cm. (30 7/8 x 46 5/8 in.)

    Cette oeuvre est enregistrée dans les archives de la fondation Hans Hartung.

    Details Contactez nous

    Provenance :
    Jean le Süun,
    Galerie de Bellecourt, Lyon 1997
    Collection privée, Avignon

P1958-50

Pastel et mine de plomb sur papier
exécuté en 1958
signé et datée en bas à droite : Hartung 58
50 x 60 cm.

Cette oeuvre est accompagnée d'un certificat d'authenticité de la Fondation Hans Hartung.

P1974-G32

Acrylique sur carton baryté
exécutée en 1974
signé, dédicacé en bas à gauche : Hans Hartung à Jean Le Süun Tres amicalement le 1.1.1975
78,5 x 118,5 cm. (30 7/8 x 46 5/8 in.)

Cette oeuvre est enregistrée dans les archives de la fondation Hans Hartung.

Hartung est communément présenté comme porte-drapeau de l’ « Ecole de Paris » et de l’ « abstraction lyrique » et considéré avant tout comme un peintre d’après-guerre. Pourtant, dès la fin des années 30, l’artiste, né à Leipzig en 1904, a déjà participé à de nombreuses expositions dans toute l’Europe. Son parcours commence véritablement en 1922 quand, âgé d’à peine 18 ans, il produit une série d’aquarelles frappantes par leur pure expressivité, alors même qu’il ignore les théories de Kandinsky. C’est le début d’une carrière qui durera près de soixante-dix ans et sera rythmée par d’incessantes innovations techniques. Artiste à l’œuvre paradoxale, Hartung s’avèrera souvent à contre-courant de l’image que la critique construit de lui, avec pour résultat une « réception faussée » (Annie Claustres). Présenté comme le chantre d’une peinture gestuelle, lyrique et émotionnelle, il se passionne pourtant aussi pour les mathématiques, et sa peinture ne se comprend pleinement qu’en tenant compte de sa part rationnelle : des années 30 à la fin des années 50, il produit ses peintures en reportant point par point, selon la technique de mise au carreau, ses petits formats exécutés spontanément sur papier. Les années 60 marqueront par ailleurs un tournant. Hartung cessera de travailler par report, mais inscrira encore sa peinture dans une patiente recherche d’innovation technique, notamment par la fabrication de multiples outils. 1960, c’est également la date à laquelle il remporte le grand prix de peinture de la Biennale de Venise, atteignant le sommet d’une reconnaissance internationale. Hartung ne cessera jamais de créer, peignant avec toujours plus d’ardeur jusqu’à ses derniers jours, dans sa propriété antiboise qu’il s’est conçue pour pouvoir travailler dans des conditions optimales.

Outre une existence dédiée à la peinture et à la création, la vie de Hans Hartung est un parcours dans l’Histoire, à laquelle il se confronte en interrompant sa carrière durant la seconde guerre mondiale. Par deux fois, il s’engagera dans la Légion Etrangère pour combattre aux côtés de la France contre son pays d’origine, l’Allemagne, et perdra une jambe au combat. Il obtiendra en 1946 la nationalité française. Sa vie et son parcours sont également indissociables de ceux d’Anna-Eva Bergman, femme artiste qu’il rencontre en 1929 à Paris. Mariés en 1929, quelques mois à peine après leur rencontre, ils divorceront toutefois en 1938. Dès 1939, Hartung se remarie avec l’artiste Roberta Gonzalez, fille du sculpteur Julio Gonzalez. Après l’épisode de la guerre et son retour à Paris, Hartung recroise le chemin d’Anna-Eva Bergman en 1952. Ils reprennent le cours de leur relation ; Hartung divorce de Roberta Gonzalez et épouse à nouveau Bergman en 1957. Peu de temps après, alors installés dans leur atelier de la Rue Gauguet à Paris, ils font le projet de concevoir sur la Côte d’Azur une villa-atelier où chacun pourrait travailler dans un espace parfaitement adapté à ses besoins. Ils achètent une oliveraie en 1960 à Antibes et Hartung conçoit les plans de la propriété. En 1973, après cinq ans de construction, le couple s’installe au « Champ des Oliviers », avec déjà en tête l’idée de faire de ce lieu, après leur mort, un endroit dédié au rayonnement de leurs œuvres.

extrait du site : Fondation Hartung Bergman