Henri MANGUIN (1874-1949)

Vue sur la Ponche, Saint-Tropez

Les grands chênes-lièges, villa Demière

Saint-Tropez, Vu de la villa Demière

La ferme Brunette

Jeanne dans le jardin de Cavalière

Jeanne debout au ruban orange

Les Maures

Jeanne au turban rouge

Le filet

Les osselets, Cassis

Le golfe de Saint-Tropez depuis l’Oustalet

Saint Tropez, Jeanne et son fils Pierre

  • Vue sur la Ponche, Saint-Tropez

    Huile sur toile
    exécutée en 1904
    signée en bas à droite : Manguin
    60 x 72 cm.

    Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

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    Provenances :
    Acquis de Henri Manguin par Ambroise Vollard, Paris, mars 1906
    Marquis de Magallon d’Argens
    Collection privée, Belgique (acquis en 1966)
    Collection privée, Paris.

    Exposition :
    Paris, Galerie E. Druet, Manguin, 1910.

    Littérature :
    Marie-Caroline Sainsaulieu, Henri Manguin, Catalogue raisonné de l’œuvre peint sous la direction de Lucile et Claude Manguin, éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 1980, n°117, reproduit p.75.

    Note :
    Henri Manguin découvre le midi méditerranéen à Saint-Tropez en 1904. Henri Matisse, arrivé le 12 juillet 1904, a voulu passer l’été auprès de Paul Signac qui lui avait trouvé une villa à louer : la Ramade. Il écrit à Manguin des lettres enthousiastes qui le décident à venir à son tour, mais ils ne se verront pas. Matisse rentre à Paris le 15 septembre et Manguin loue la même villa le 1er octobre 1904.
    Il y séjourne avec Jeanne et ses deux garçons, peint onze toiles toutes réalisées à proximité de la Ramade : à la plage des Graniers, située juste en dessous, à la Ponche ou au port de St-Tropez à l’ouest.
    « Vue de la Ponche », cette toile est peinte en contre-bas de la citadelle depuis le petit chemin qui surplombe la mer. Toujours intacte encore de nos jour, la vue y est remarquable dans la douceur matinale de l’automne.
    Manguin, parisien de naissance, se trouve pleinement exalté par ce site si particulier de St-Tropez qui le transporte dans une fébrile euphorie artistique, ce qui se ressent particulièrement dans ce tableau par la spontanéité de son exécution. Artiste coloriste né, il s’exprime pleinement dans la partie gauche tandis que les espaces non peints et les bleus multiples du côté droit accentuent les effets lumineux de l’œuvre.

    Jean Pierre Manguin

  • Les grands chênes-lièges, villa Demière

    Aquarelle sur papier
    exécutée en 1905
    signée en bas à droite : Manguin
    38 x 48,5 cm.

    Certificat d’authenticité établi par Mme Claude Holstein-Manguin.

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    Provenance :
    Collection du Dr Wissmer, Genève
    Collection privée, France.

    Note :
    Henri Manguin s’était installé dans cet endroit admirable, en effet, au lieu dit Malleribes, à l’entrée de Saint-Tropez, ou il avait loué la villa Demière perdue dans les collines boisées d’où il avait une vue ouverte sur le Golfe de Saint-Tropez.

    L’aquarelle les grands chênes-lièges, peinte à la Villa Demière en été 1905, présente un intérêt majeur car elle est l’œuvre préparatoire du tableau "Les grands chênes-lièges".

    Ici le travail de l’artiste s’est surtout porté sur les arbres aux branches noueuses, couvertes d’écorces de liège, où les tonalités fauves sont rassemblées.

    De plus cette aquarelle à un rôle historique puisque le tableau des Grands Chênes-lièges fut exposé, aux côtés de La sièste, au célèbre Salon d’Automne de 1905 qui donna naissance au fauvisme sous la plume de Louis Vauxelles dans le supplément du Gil Blas.

    A partir de ce moment, la notoriété naissante d’Henri Manguin ira grandissante, le marchand Ambroise Vollard, viendra dans son atelier parisien, en mars 1906, pour en acquérir la quasi-totalité, c'est-à-dire 150 huiles et pastels.

    On ne peut savoir si cette aquarelle fut acheté ou non par Ambroise Vollard, car les dessins, et les aquarelles ne figurent pas sur la facture ; il est seulement indiqué « carton à dessin ».

    Les archives de la famille conserve une photographie en noir et blanc de cette aquarelle avec au dos la mention d’une ancienne collection : Docteur Wissmer, Genève ».

  • Saint-Tropez, Vu de la villa Demière

    Huile sur toile
    exécutée en 1905
    signée en bas à droite : Manguin
    33 x 41 cm (13 x 16 1/8 inches).

    Certificat d'authenticité établi par M. Manguin.

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    Provenance :
    Eugène Druet, Paris, Novembre 1905
    J. de Rohozinski, Paris
    G. Saad, Paris, 1963
    Collection Carlhian, Paris, 1971 (Puis par descendance)

    Expositions :
    Aix-en-Provence, Galerie L. Blanc, Manguin, 1961, n°47
    Neuchâtel, Musée des Beaux-Arts, Manguin, 1964, n°41

    Littérature :
    Pierre Cabanne, Henri Manguin, Ides et Calendes, Neuchâtel, 1964, p.161, n°58, reproduit p.160.
    Marie Caroline Sainsaulieu, Henri Manguin, Catalogue raisonné de l’œuvre peint sous la direction de Lucile et Claude Manguin, éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 1980, n°153 reproduit p.88.

  • La ferme Brunette

    Huile sur toile
    exécutée en 1905
    signée en bas à droite : Manguin
    33 x41 cm.

    Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

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    Provenances :
    Mme Henri Manguin, Saint-Tropez, 1949.
    Collection Pierre Manguin, Paris
    Galerie Fleury, Paris
    Collection privée, Arles.

    Expositions :
    Paris, Galerie Brame, Manguin, 1954, n°16
    Avignon, Musée Calvet, Manguin, 1959, n°27
    Aix-en-Provence, Galerie L. Blanc, Manguin, 1961, n°38
    Paris, Galerie de Paris, Manguin, tableaux Fauves, 1962, n°29
    Neuchâtel, Musée des Beaux-Arts, Manguin, 1964, n°43
    Cagnes, Château-Musée, Manguin, 1965, n°20.
    Paris, Galerie Fleury, Manguin, 2010, p.26 et 27.

    Littératures :
    Pierre Cabanne, Henri Manguin, Ides et Calendes, Neuchâtel, 1964, p.161, n°65, reproduit p.102.
    Marie-Caroline Sainsaulieu, Henri Manguin, Catalogue raisonné de l’œuvre peint, sous la direction de Lucile et Claude Manguin, éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 1980, n°164, reproduit p. 91.

    Note :
    Enthousiasmé par les lieux et le climat qu’il a découverts lors de son premier séjour à Saint-Tropez en 1904, Manguin décide de revenir y passer l’été 1905. Il loue la villa Demière située au sommet de la colline de Malleribes qui domine tout le golfe de Saint-Tropez. Il y arrive avec Jeanne et leurs deux fils le 3 mai.

    Marquet vient le retrouver dès le 15 mai et Camoin les rejoint fin juin. Tous deux – voulant connaître d’autres horizons : Agay, le Trayas... – quittent Saint-Tropez le 12 juillet 1905.
    Manguin travaille donc presque tout l’été dans son hâvre de paix, la villa Demière et son grand jardin où peu de visiteurs viennent interrompre les séances de peinture en plein air avec Jeanne : sa femme, son modèle et sa muse.

    Loin de Matisse et Derain, qui sont à Collioure l’été 1905, Manguin réalise un bon nombre d’œuvres fauves, dont cinq toiles seront exposées dans la salle VII du fameux Salon d’Automne.
    La Ferme Brunette est située en dessous de la villa Demière et d’après la végétation, il semble que ce tableau ait été peint à la fin de l’été. Esquissée en partie, témoignage de l’émotion transcrite spontanément, cette œuvre est pleine de charme par l’harmonie de ses couleurs. Elle répond justement à la remarque de Guillaume Apollinaire écrivant dans l’Intransigeant, le 14 juin 1910 : « Manguin est un peintre voluptueux ».

    Jean Pierre Manguin

  • Jeanne dans le jardin de Cavalière

    Huile sur toile
    exécutée en 1906
    signée en bas à droite : Manguin
    61 x 50 cm.

    Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

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    Provenance :
    Acquis directement auprès de l'artiste par un collectionneur, Le Havre, juin 1907
    Collection particulière, France, depuis c.1953.

    Exposition :
    Havre, Le cercle de l’art moderne, 1907.

    Littérature :
    Lucile et Claude Manguin, Catalogue raisonné de l’œuvre peint d’Henri Manguin, Editions Ides et Calendes, n°212, reproduit p.107.

    Note :
    En 1906, Henri Manguin effectue un long séjour à Cavalière, lieu magique qui est riche pour lui en motifs. En effet, de nombreuses toiles sont issues de ces paysages. Manguin aime peindre son épouse Jeanne, qui est fréquemment représentée pour magnifier les paysages ou les intérieurs.

    Dans cette toile, celle-ci est assise dans un jardin entourée d’une luxuriante végétation dont les couleurs sont éclatantes. Les tons roses, orangés, rouges, verts et bleus s’y mélangent à merveille. Par son regard, Jeanne nous invite à venir la rejoindre dans ce jardin où règne une douce atmosphère. Le traitement de la touche est à souligner car celle-ci est très contrastée, elle est parfois oblique, verticale ou horizontale, cela donne une impression de légèreté au tableau. La lumière semble émaner de l’œuvre ; tout cela lui donne beaucoup d’intérêt.
    En 1906, Henri Manguin est à l’apogée de sa période Fauve. Deux ans auparavant, il commence à peindre avec des couleurs saturées et en cernant le motif. Puis en 1905, il scandalise le public avec ses compères au Salon d’Automne. Dans le Sud, un an plus tard, il prend comme sujet son épouse et la nature pour réaliser des œuvres exceptionnelles : il a fait la synthèse de ses recherches passées.
    Cette œuvre illustre la douceur de vivre du Sud chère aux peintres du début du XXe siècle.

  • Jeanne debout au ruban orange

    Huile sur toile marouflée sur panneau parqueté
    exécutée à la Villa Demière en 1907
    signée en bas à droite : Manguin
    41 x 33 cm.

    Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

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    Provenance :
    Mme Henri Manguin, Saint-Tropez, 1949
    Collection privée, Paris
    Connaught Brown, Londres
    Collection privée, Londres
    Galerie des Arts, Nîmes
    Collection privée, Arles.

    Expositions :
    Genève, Galerie Motte, Manguin, 1958, n°32.
    Paris, Salon de couture Manguin, Henri Manguin : toiles Fauves, 1958, n°2
    Paris, Galerie de Paris, Manguin : peinture de Saint-Tropez, 1960, n°1 daté 1905 Cagnes, Château-Musée, Manguin, 1965, n°33
    Recklinghausen, Städtische Kunsthalle Variationen, 1966, n°115
    Montrouge, Centre administratif, hommage à Manguin, 1967, n°M
    Nice, Palais de la Méditerranée, Henri Manguin, plus de cent cinquante œuvres, 1969, n°29
    Paris, Galerie de Paris, Centenaire Henri Manguin, 1976, n°38.

    Littérature :
    Marie Caroline Sainsaulieu, Henri Manguin, Catalogue raisonné de l’œuvre peint sous la direction de Lucile et Claude Manguin, éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 1980, n°261 reproduit p.122.

    Note :
    Après son séjour en 1906 à Cavalière où Manguin avait voulu se rapprocher de son ami Henri-Edmond Cross, regrettant cette chère « villa Demière », il la loue à nouveau et y arrive le 15 mai 1907.
    Hélas huit jours plus tard, Jeanne tombe malade. Puis peu après, la Compagnie de l’Ouest de Paris, devant ajouter des voies de chemin de fer, lui demande d’enlever son atelier démontable édifié sur le terrain concerné, rue Boursault. Vers le 11 juin, il écrit à Matisse : « Tout s’est compliqué ici de singulière façon. Une série du plus beau noir d’ivoire ».

    Obligé de retourner à Paris début juillet, enfin, il se remet à peindre et réalise « Jeanne debout au ruban orange » dans la lumière de l’été. Jeanne pose sur le deuxième balcon de la villa Demière, côté plus ombragé par les arbres qui cachent la vue sur le golfe et Saint-Tropez, visible sur un tableau de 1905 (Fig. I).

    Au centre du tableau, Jeanne porte un chapeau de paille jaune réhaussé d’un ruban orange et elle a noué à sa taille une large ceinture également orange sur une robe blanche où se mêlent des reflets roses et verts. Ainsi, toute cette gamme de tonalités s’harmonise magnifiquement avec l’ensemble de la toile. Harmoniser fut un but dans la vie de Manguin, ainsi qu’une de ses principales raisons de peindre.

    Jean Pierre Manguin

  • Les Maures

    Huile sur toile
    exécutée en 1907
    signée en bas à droite : Manguin
    52 x 66 cm ( (20 1/2 x 26 inches)

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  • Jeanne au turban rouge

    Aquarelle sur papier
    exécutée en 1907
    signée en bas à droite : Manguin
    54,3 x 72 cm.

    Certificat d’authenticité établi par Mme Claude Holstein-Manguin.

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    Provenance :
    Collection privée, Paris.

    Note :
    Le 24 février 1904, André Level crée avec onze membres, l’association de La Peau de l’Ours. Le but est d’acquérir des œuvres picturales contemporaines de jeunes artistes prometteurs avec l’obligation de les revendre dix ans après, ce qui sera fait le 4 mars 1914. Cette vente remporte un tel succès d’enchères qu’elle établie, dès lors, la renommée de nombreux artistes fauves et cubistes.
    En avril 1905, Level achète à Manguin une toile de 1904 « La glace », puis en 1906-07 « Le divan bleu » ainsi que cette aquarelle « Nu au turban rouge ».

    Pour cette œuvre, Jeanne, l’épouse du peintre a posé dans leur maison, rue Boursault à Paris durant l’hiver 1906-07.
    Manguin affectionnait l’aquarelle pour traduire son émotion première. En quelques traits et un minimum de couleurs, il avait le don d’obtenir ce qu’il cherchait. Par rapport au tableau du même motif (Fig. I), on peut constater que tout y est inscrit : la construction solide par la présence bien affirmée du modèle, la perspective à peine évoquée d’une fenêtre en haut à gauche et le jeu du dessin et des couleurs qui accompagne les charmes de la féminité.

    Jean Pierre Manguin

  • Le filet

    Huile sur toile
    exécutée à Sanary en 1911
    signée en bas à gauche : Manguin
    114 x 146 cm.

    Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

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    Provenance :
    Galerie E. Druet, Paris, novembre 1911 (acquis de Henri Manguin)
    Collection privée, France, 1938
    Galerie des Arts, Nîmes, 2004
    Collection privée, Arles.

    Expositions :
    Paris, Galerie Druet, Manguin, 1913, n°16
    Paris, Galerie de Paris, Manguin, tableaux Fauves, 1964, n°39
    Saint-Tropez, Chapelle de la Miséricorde, Henri Manguin, 1976, n°97
    Isle sur la Sorgue, Hôtel Donadei de Campredon, Manguin, 1985, n°28
    Sète, Musée Paul Valéry, Manguin, 1994, n°22
    Tarascon, Musée Charles Deméry, Souleiado, Manguin, 1993, n°56
    Paris, Galerie Fleury, Manguin, 2010, p.36-37.

    Littérature :
    Marie-Caroline Sainsaulieu, Henri Manguin, Catalogue raisonné de l’œuvre peint sous la direction de Lucile et Claude Manguin, éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 1980, n°395 reproduit p.160.

    Note :
    Le filet, dialogue à trois personnages dans un paysage du Midi, voilà une composition exceptionnelle dans l’œuvre de Manguin. Jeanne, l’épouse de l’artiste, assise au premier plan, rapièce au crochet le filet, alors que ses deux fils, Pierre dans le hamac et Claude debout, regardent le travail de leur mère.

    L’ordonnance pyramidale de trois personnages fait la force du tableau. En effet, elle va servir le peintre et permettre une conversation à trois couleurs entre le jaune, le blanc et le bleu.

    Sous une voûte de feuillages dominée par un paysage azuréen, le jaune puissant de la robe de Jeanne répond aux échos des sages tenues blanches des garçons, tandis que se découvrent partout ailleurs des bleus conjugués à tous les éléments : à l’horizon, les collines bleutées de Sanary, là le bleu profond de la mer, ici les reflets sur les chemises blanches, ou encore l’ombre sur le sol pigmentée de bleu-violet, et encadrant cette scène intimiste, deux arbres à l’écorce fauve. Les chaussons rouges, en bas et au centre, petites touches essentielles reprises par le toit de la maison à gauche et les fleurs à droite, diffusent leurs vibrations sur l’ensemble de l’œuvre.

    Chez Henri Manguin, les œuvres majeures sont étayées par une architecture équilibrée. La charpente de l’œuvre construite (ici, le filet triangulaire repris par la position des trois personnages puis l’espace lumineux, triangulaire lui aussi), l’artiste s’immerge alors dans l’univers chromatique. Les couleurs, travaillées en aplat, se partagent la gloire de ce tableau.

    Dans cette œuvre, Henri Manguin a voulu mettre en scène la vie de famille au moyen du hamac. Ce thème a été traité trois fois : en 1911, « Le filet et l’été », « Le hamac » et en 1913, « Le hamac à Cassis, Jeanne et Lucile » montrent sa femme et ses enfants.

    Jeanne a servi de modèle constamment dans tout l’œuvre, en revanche Pierre, Claude et Lucile n’apparaissent que de temps à autre. C’est ainsi que l’artiste écrit dans une lettre aux Hahnloser en octobre 1911 : « Nous sommes réduits à quatre depuis quelques jours. Claude est rentré à Paris la semaine dernière pour ses études. Cette séparation a été des plus cruelles car nous avons vécu cet été sans cesse en sa compagnie. Il a été pour moi un bon compagnon et un modèle précieux... ».
    Les délicieux souvenirs de famille sont réciproques ; en effet, « Le filet », témoignage de cet heureux partage, est revenu un temps dans la collection de Claude Manguin.

    Le filet se regarde, mais il s’écoute aussi, comme une symphonie. Il est l’harmonie faite perfection car aucune fausse note ne vient réduire son chant chromatique.

    Mais sait-on que l’artiste écoutait à tue-tête les œuvres de Beethoven tout en peignant ? Claude et Lucile Manguin le racontaient.

    Marie Caroline. Sainsaulieu

  • Les osselets, Cassis

    Huile sur toile
    exécutée en été 1912 - été 1913
    signée du cachet de l’atelier en bas à droite : Manguin
    132 x 140 cm.

    Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

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    Provenance :
    Madame Henri Manguin, Saint-Tropez, 1949
    Collection privée, France.

    Littérature :
    Marie-Caroline Sainsaulieu, Henri Manguin, Catalogue raisonné de l’œuvre peint sous la direction de Lucile et Claude Manguin, éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 1980, n°458, reproduit p.178.

    Note :
    Cette oeuvre a été commencée l’été 1912 et terminée l’année suivante comme nous l’indique l’artiste dans une lettre adressée à Madame A. Hahnloser (lettre du 29 Août 1913, Cassis, archives de la famille du peintre.

  • Le golfe de Saint-Tropez depuis l’Oustalet

    Huile sur toile
    executée en été/automne 1920
    signée en bas à droite : Manguin
    38 x 61,4 cm.

    Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

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    Provenance :
    Galerie E. Druet, Paris
    Gemälde-Galerie Abels, Cologne
    Coillection privée, Londres.

    Expositions :
    Paris, Galerie Montmorency, Quarante tableaux de Manguin, 1958, n°28 sous le titre Saint-Tropez, la voiile blanche.

    Littérature :
    Marie-Caroline Sainsaulieu, Henri Manguin, Catalogue raisonné de l’œuvre peint sous la direction de Lucile et Claude Manguin, éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 1980, n°657, reproduit p.231.

  • Saint Tropez, Jeanne et son fils Pierre

    Huile sur toile
    exécutée en 1921
    signée en bas à droite: Manguin
    46 x 55 cm.

    Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

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    Provenance :
    Acquis de Henri Manguin par J.Guitton, Paris, novembre 1942.

    Littérature :
    Marie Caroline Sainsaulieu, Henri Manguin, Catalogue raisonné de l’œuvre peint sous la direction de Lucile et Claude Manguin, éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 1980, n°688, reproduit p.

Vue sur la Ponche, Saint-Tropez

Huile sur toile
exécutée en 1904
signée en bas à droite : Manguin
60 x 72 cm.

Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

Les grands chênes-lièges, villa Demière

Aquarelle sur papier
exécutée en 1905
signée en bas à droite : Manguin
38 x 48,5 cm.

Certificat d’authenticité établi par Mme Claude Holstein-Manguin.

Saint-Tropez, Vu de la villa Demière

Huile sur toile
exécutée en 1905
signée en bas à droite : Manguin
33 x 41 cm (13 x 16 1/8 inches).

Certificat d'authenticité établi par M. Manguin.

La ferme Brunette

Huile sur toile
exécutée en 1905
signée en bas à droite : Manguin
33 x41 cm.

Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

Jeanne dans le jardin de Cavalière

Huile sur toile
exécutée en 1906
signée en bas à droite : Manguin
61 x 50 cm.

Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

Jeanne debout au ruban orange

Huile sur toile marouflée sur panneau parqueté
exécutée à la Villa Demière en 1907
signée en bas à droite : Manguin
41 x 33 cm.

Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

Les Maures

Huile sur toile
exécutée en 1907
signée en bas à droite : Manguin
52 x 66 cm ( (20 1/2 x 26 inches)

Jeanne au turban rouge

Aquarelle sur papier
exécutée en 1907
signée en bas à droite : Manguin
54,3 x 72 cm.

Certificat d’authenticité établi par Mme Claude Holstein-Manguin.

Le filet

Huile sur toile
exécutée à Sanary en 1911
signée en bas à gauche : Manguin
114 x 146 cm.

Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

Les osselets, Cassis

Huile sur toile
exécutée en été 1912 - été 1913
signée du cachet de l’atelier en bas à droite : Manguin
132 x 140 cm.

Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

Le golfe de Saint-Tropez depuis l’Oustalet

Huile sur toile
executée en été/automne 1920
signée en bas à droite : Manguin
38 x 61,4 cm.

Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

Saint Tropez, Jeanne et son fils Pierre

Huile sur toile
exécutée en 1921
signée en bas à droite: Manguin
46 x 55 cm.

Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

Henri-Charles Manguin est né à Paris en 1874. Orphelin de père à six ans, il est élevé, avec sa sœur, par sa mère. Celle-ci ne le contrarie pas quand, à quinze ans, il songe à arrêter sa scolarité pour se consacre à la peinture. Ainsi, quatre ans plus tard, il quitte le foyer, s’installe à Montmartre et rentre comme élève dans l’atelier de Gustave Moreau. Il se lie d’amitié avec Marquet, Puy et Matisse, fréquente Rouault, Valtat et Camoin.
En 1899, il épouse Jeanne qui lui donnera trois enfants et celle-ci l’inspirera pendant plus de trente ans. Dans leur maison des Batignolles, Manguin installe un atelier dans le jardin qui deviendra un haut lieu de discussion des anciens de Moreau.

En 1897, il expose pour la première fois à la Société Nationale des Beaux-Arts. A partir de 1902, il participe au Salon des Indépendants dont il restera fidèle pendant plus de dix ans.

C’est en 1904 qu’il découvre Saint-Tropez pour ne plus s’en détacher. Il est frappé par la lumière et la beauté de la végétation. Il loue la ville Demière durant l’été 1905 et de là naitront de nombreuses toiles majeures dans l’œuvre du peintre : l’atmosphère exalte le peintre qui traduit son bonheur par une peinture haute en couleurs, affirmée, intense, expressive.

En 1905, il participe au Salon d’Automne dans la « cage aux fauves », où il présente cinq tableaux. Bien que considéré comme l’un des créateurs du mouvement fauve, on note chez lui toute l’influence de Cézanne : souci de la logique dans la construction, harmonie des tonalités de couleurs, importance du décor, sans omettre sa propre touche dans l’utilisation fougueuse et mouvementés de tons forts. C’est en cette même année qu’il entre à la galerie Druet, puis chez Vollard et Bernheim jeune.

Le Salon d’automne de 1909, est présenté par Manguin et salué par les critiques. Parallèlement, il expose à l’étranger, Russie à l’exposition internationale, Biennale de Venise, Etat unis. Sa vie est faite de séjours plus ou moins longs en France (Sanary, Cassis), mais son cœur reste à Saint-Tropez. il s’installe en Suisse durant la guerre 1914-1918 et revient à Saint-Tropez et Paris en 1919. Il voyage la Bretagne, Bordeaux, St Paul de Vence, Avignon où il se réfugia en 1940.

Il retourne à Saint-Tropez définitivement en 1949 et y meurt le 25 septembre. Il a soixante-quinze ans, avec Jeanne, ils venaient de célébrer leurs cinquante ans de mariage.

« Peintre du bonheur », Henri-Charles Manguin est avant tout un peintre d’instinct, tirant de ses émotions à fleur de peau une peinture qui donne à voir la vie dans toute sa beauté. Recherchant l’effet, il livre sur la toile l’éblouissement fébrile que lui provoquent les éléments en nous offrant un monde transfigurée éclatant de couleurs.

Henri MANGUIN

Titre : Henri Manguin: catalogue raisonné de l’oeuvre peint
Auteurs : Marie-Caroline Sainsaulieu, Lucile Manguin, Claude Manguin
Éditeur : Ides et Calendes, 1980
ISBN : 2825800929
432 pages