Maurice ESTÈVE (1904-2001)

Le Couple

Composition

  • Le Couple

    Aquarelle sur papier
    exécutée en 1935
    signée et datée en bas à droite : Estève 35
    24,5 x 19,5 cm.

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    Provenance :
    Private collection, Paris

  • Composition

    Fusain réhaussé de crayons de couleurs
    exécutée en 1958
    signée en bas à droite : Estève
    31 x 25,3 cm.

    Cette oeuvre est accompagnée d'un certificat d'authenticité de l'artiste.

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    Provenance :
    Collection privée, Paris (Acquis directement auprès de l’artiste, 1982).

Le Couple

Aquarelle sur papier
exécutée en 1935
signée et datée en bas à droite : Estève 35
24,5 x 19,5 cm.

Composition

Fusain réhaussé de crayons de couleurs
exécutée en 1958
signée en bas à droite : Estève
31 x 25,3 cm.

Cette oeuvre est accompagnée d'un certificat d'authenticité de l'artiste.

Maurice Estève ( 1904 – 2001 ) est l’un des peintres majeurs de la nouvelle École de Paris. Excellent coloriste, son style se caractérise par des compositions entrelacées de formes et de couleurs dont les qualités témoignent d’une grande sensibilité aux vibrations de la lumière.

Il naît le 02 mai 1904 à Culan, dans le Cher en France, et passe son enfance auprès de ses grands-parents. En 1913, il rejoint ses parents à Paris. Il est le fils unique d’un père cordonnier et d’une mère modéliste.

Il s’intéresse déjà à la peinture et fréquente régulièrement le Musée du Louvre. II est très impressionné par les oeuvres de Courbet, de Delacroix, de Chardin et en particulier par la  » Bataille de San Romano » de Paolo Ucello.

De retour à Culan en 1914 à Culan pour les vacances d’été chez ses grands-parents, il y reste pendant les quatre années de la guerre qui vient d’éclater et reprend le chemin de l’école de Culan. Son instituteur, découvre en lui une forte personnalité , sa curiosité et son goût pour la peinture qu’il encourage vivement. Dès 1915, il commence alors à peindre à l’huile.

Dès la fin 1918, il revient à Paris et suit des cours de dessin tout en faisant l’ apprentissage de dessinateur de mobilier moderne.

En 1919, il peint « Le Boulevard de Belleville » dans une perspective plongeante tout à fait assurée et remarquable pour son jeune âge. Il découvre cette même année les oeuvres de Cézanne pour lequel il se voue d’admiration. Mais l’intérêt qu’il porte pour la peinture est fortement contrarié par son père qui ne veut pas le voir s’engager dans une voie artistique qu’il considère hasardeuse.

En 1923, il voyage à Barcelone où on lui confie la responsabilité d’un atelier de dessin pour tissus et vêtements. Il fait la découverte pendant un an de l’art roman espagnol, avant de revenir à Paris en 1924, pour étudier au Musée du Louvre les Primitifs et surtout l’oeuvre de Cézanne. Il s’inscrit aux cours de l’Atelier Libre de l’Académie Colarossi à Montparnasse.

Il rencontre en 1927 l’influence du surréalisme, et en particulier l’oeuvre de Giorgio de Chirico. En 1929, il participe au Salon des Surindépendants où il présentera régulièrement quelques oeuvres jusqu’en 1938.
Sa première exposition personnelle en 1930 se tient à Paris à la Galerie Yvangot, et il s’installe alors dans un atelier porte de Vanves.

C’est une période aussi où il s’intéresse également et de plus en plus au cinéma et à la mise en scène, et il participe à la revue anarchiste « Les Indélicats » en travaillant sur des gravures réalisées sur linoléum. Il est très marqué par les évènements de la guerre civile espagnole, en 1936, il traverse alors une certaine influence expressionniste qui lui inspire alors le tableau intitulé « Les Soeurs de Barcelone ».
Avec les conseils de Braque, il expose quelques oeuvres la même année à Stockholm à une exposition intitulée  » Peinture Française  » aux côtés de Matisse, de Picasso, de Juan Gris et de Fernand Léger.
L »année suivante il participe à la réalisation des décorations murales de Robert et Sonia Delaunay pour les pavillons de l’Aviation et des Chemins de Fer à l’Exposition Universelle de Paris.

En 1939, avec la déclaration de guerre, il est mobilisé, et ce jusqu’au mois d’août 1940. Les années 1942 et 1943 lui permettent d’être exposé aux côtés de Bazaine, Gischia, Manessier, Pignon et Singier à la Galerie Louis Carré à Paris. ll commence alors à exposer régulièrement à l’étranger, notamment en Scandinavie.

En 1947 la série de ses toiles autour des « Métiers  » lui permet d’accéder par son style à une peinture non figurative excluant toute représentation réaliste, très structurée et marquée par des couleurs vives et intenses. Ce style, lui permettra dans les années qui suivront d’être l’un des représentants essentiels de ce mouvement non figuratif affranchi du surréalisme.

Il réalise en 1949 une lithographie intitulée « La Plaie ne se ferme pas », en illustration du recueil de poèmes de Jean Lescure, puis en marge de ses expositions de peintures à la Galerie Carré, il expose aussi aux Galeries Villand et Galanis puis à la Galerie Claude Bernard.

Maurice Estève retourne régulièrement chaque année durant l’été à Culan, et travaille alors à la réalisation de nombreuses lithographies. Il développe aussi de nouvelles techniques comme l’aquarelle, le fusain, mais aussi les collages. Il travaille aussi à la réalisation des vitraux de l’Eglise de Berlincourt, dans le Jura suisse en 1957, et compose également des cartons de tapisseries.

En 1970, il reçoit le Grand Prix National des Arts, tandis qu’ à partir de 1981 plusieurs rétrospectives sont organisées et font de mieux en mieux connaître son œeuvre. En 1985, il fait donation d’une centaine d’oeuvres à la Ville de Bourges, laquelle créé le « Musée Estève » inauguré en 1987, dans l’Hôtel des Echevins.

Maurice Estève décide de s’installer définitivement à Culan en 1995. Il y décède le 29 juin 2001.

Maurice ESTEVE

Titre : Catalogue raisonné de l’œuvre peint
Auteurs :  Robert Maillard et Monique Prudhomme-Estève
Éditeur : Ides et Calendes
ISBN :  2-8258-0060-0
495 pages