Albert MARQUET (1875-1947)

Nature morte aux fruits, tasse et bouteille

Le pont neuf, temps gris, Paris

L’Estaque. La route

  • Nature morte aux fruits, tasse et bouteille

    Oil on canvas
    executed in 1902
    signed lower right: Marquet
    38 x 45.7 cm. ( 15 x 18 in.)

    Certificate of authenticity issued by the Wildenstein Institute

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    Provenance:
    Private collection, France.

    Literature:
    This work will be included in the Catalogue Critique des peintures d'Albert Marquet being prepared from Wildenstein Institute.

  • Le pont neuf, temps gris, Paris

    Oil on canvas
    executed in 1905-1906
    signed lower left: Marquet
    50 x 61 cm. (19 5/8 x 24 in.)

    This work is accompanied by a letter of authenticity from Wildenstein Institute

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    Provenance:
    Galerie Druet, Paris
    Collection Henri Cotteville, Paris
    Sotheby’s London, 1999
    Private collection, Paris.

    Exhibitions: Paris, Galerie Druet, 1907, Marquet, No.16.

    Literature:
    This work will be included in the Catalogue Critique des peintures d'Albert Marquet being prepared from Wildenstein Institute.

  • L’Estaque. La route

    Oil on canvas laid down on cardboard
    executed in 1918
    signed lower left
    32,60 x 40,6 cm (12 7/8 x 16 inches)

    This work will be included in the forthcoming Albert Marquet Digital Database, currently being prepared under the sponsorship of the Wildenstein Plattner Institute, Inc.

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Nature morte aux fruits, tasse et bouteille

Oil on canvas
executed in 1902
signed lower right: Marquet
38 x 45.7 cm. ( 15 x 18 in.)

Certificate of authenticity issued by the Wildenstein Institute

Le pont neuf, temps gris, Paris

Oil on canvas
executed in 1905-1906
signed lower left: Marquet
50 x 61 cm. (19 5/8 x 24 in.)

This work is accompanied by a letter of authenticity from Wildenstein Institute

L’Estaque. La route

Oil on canvas laid down on cardboard
executed in 1918
signed lower left
32,60 x 40,6 cm (12 7/8 x 16 inches)

This work will be included in the forthcoming Albert Marquet Digital Database, currently being prepared under the sponsorship of the Wildenstein Plattner Institute, Inc.

Né en 1875 à Bordeaux, il s’installe très tôt à Paris où il rencontre Matisse en 1890 dans l’atelier de Moreau qui exerce sur lui une influence décisive. Leur amitié perdurera jusqu’à sa mort.

Il expose au Salon des Indépendants dès 1901, montrant un post-impressionisme limpide et linéaire, puis au Salon d’Automne. S’essayant au fauvisme, il s’y emploie en respectant sa sensibilité et son besoin de construction et expose cinq toiles dans la « cage aux fauves » en 1905 au Salon d’Automne. Ses sujets, personnages, scènes animées ou plages sont largement cernés de noirs, les couleurs pures. Après coup il dira de cette participation qu’elle fut fortuite et s’emploiera à adoucir son style.

De ses nombreux voyages avant guerre, notamment au Maroc ou en Scandinavie, il tire des œuvres inspirées de la mer, un de ses thèmes de prédilection, des bateaux mais aussi des villes et de leurs lumières. L’eau est très présente dans son œuvre, poétique, traitée dans des nuances douces et des tonalités de gris, elle invite à la rêverie.

Sa première exposition personnelle a lieu à la galerie Druet en 1907.

Handicapé par une maladie des yeux, Marquet est forcé de peindre en intérieur, ne supportant plus les intempéries. Il loue un appartement rue de Rivoli d’où il réalise plusieurs toiles du jardin des Tuileries. Le point de vue en hauteur donne une perspective toute particulière à son œuvre : le cadrage traditionnel de l’espace aboli, Marquet nous donne à voir Paris d’une troisième dimension. Il change plusieurs fois de point de vue (quai Saint-Michel et quai des Grands-Augustins) et réalise notamment des séries de la Seine et de ses ponts par temps et lumières différentes.

Dessinateur hors pair, il excelle dans l’art du nu. Et si ses paysages urbains sont aériens, réalisés à grands traits rapides, ses nus sont méticuleusement et patiemment décortiqués, très réalistes, laissant voir les modèles dans toute leur vérité.

Durant la seconde guerre mondiale, il se réfugie en Algérie et ne reviendra à Paris qu’en 1945. Deux ans plus tard, il décède.