Kees Van DONGEN (1877-1968)

Pavillon de la Reine, Honfleur

  • Pavillon de la Reine, Honfleur

    Oil on canvas
    executed in 1912
    signed lower right : Van Dongen
    titled on the reverse: Pavillon de la Reine (Honfleur)
    64,8 x 53,6 cm (25 1/2 x 21 1/8 inches)

    Certificate of authenticity etablished by Mr. Jacques de Chalom des Cordes.

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    Provenance:
    Charles Auguste Girard, Paris
    Alva B. Gimbel, New York (1953)
    Carol Gimbel Lebworth, United States (by descent)
    Christie’s New York, 2009, lot 232
    private collection, New York

    Exhibitions:
    Paris, Bernheim-Jeune, Van Dongen, 27 january - 8 february 1913, n°10 (Illustrated).

    Literature:
    L. Chaumeil, Van Dongen, l’homme et l’artiste - La vie et l’oeuvre, Genève, 1967, p.311, n°47 (illustrée).
    D.E Gordon, Expositions d’art moderne 1900-1916, Munich, 1974, vol.I, p.245 (Illustrated), vol. II, p.66.

Pavillon de la Reine, Honfleur

Oil on canvas
executed in 1912
signed lower right : Van Dongen
titled on the reverse: Pavillon de la Reine (Honfleur)
64,8 x 53,6 cm (25 1/2 x 21 1/8 inches)

Certificate of authenticity etablished by Mr. Jacques de Chalom des Cordes.

D’origine hollandaise, Kees Van Dongen commence à peindre dans les années 1890. Il suit tout d’abord, les cours de l’école des Beaux-arts de Rotterdam de 1892 à 1897. Ses premiers sujets d’inspiration sont issus du paysage hollandais ; Les moulins du plat pays sont fréquemment illustrés dans des tons outranciers. Il peint tout d’abord dans une veine post-impressionniste, cependant il aime, dès le départ, confronté les vives couleurs.

En juillet 1897, l’artiste effectue un premier séjour à Paris, dès cet instant l’effervescence du monde de la nuit parisiennes, des cabarets, du cirque le fascine. Kees Van Dongen s’y installe définitivement en 1900, il sera naturalisé en 1929. Pour vivre, l’artiste effectue de nombreuses illustrations pour les journaux satiriques parisiens tels que L’assiette au beurre, le Gil Blas ou La revue blanche. On assiste en ce début de siècle à l’apogée de l’illustration artistique, de nombreux artistes y contribuent. Il effectue des séries, une notamment sur les prostituées, qui lui permettront d’être reconnu.

En 1904, le peintre expose quelques toiles au Salon des Indépendants ainsi qu’au Salon d’Automne, il rencontre André Derain et Maurice de Vlaminck, tout deux sont déjà des amis de longue date. En Novembre de cette même année, Ambroise Vollard lui consacre sa première grande exposition. La critique ne reste pas indifférente face à son travail. Il est l’un des acteurs du scandale du Salon d’Automne de 1905, son affiliation au mouvement Fauve est évidente, ses toiles choquent le public mais sont saluées par de grands collectionneurs et mécènes. Il réalise de nombreux nus féminins, sa femme Guus est l’un de ses principaux modèles. Attiré par le monde oriental, qui est alors très en vogue à Paris, Kees Van Dogen pousse les couleurs à son paroxysme, les reflets sur les corps sont bleus, verts ou rouges.

Il rencontre tous les peintres de l’avant-garde parisienne, tous les grands marchands parisiens de Kahnweiler à Bernheim Jeune l’exposent. Des rétrospectives lui sont consacrées à travers toute l’Europe dans les années 1910/1920. Kees Van Dongen réalise de nombreux portraits du tout Paris, il fréquente alors les milieux artistiques et bourgeois. Il a une grande rétrospective dans son pays natal en 1949, et des expositions personnelles aux Etats-Unis la même année. Le peintre passe la fin de sa vie à Monte-Carlo, il y représente entre autres le casino et les mondanités monégasques. Van Dongen est véritablement le peintre de la femme qui la dépeint dans des tons chauds et flamboyants en lui donnant une aura.