Henri MANGUIN – Huiles sur toile et œuvres sur papier

Le filet
Henri MANGUIN
15 Septembre - 15 Novembre 2010

La ferme Brunette
Henri MANGUIN
15 Septembre - 15 Novembre 2010

  • Le filet

    Huile sur toile
    exécutée à Sanary en 1911
    signée en bas à gauche : Manguin
    114 x 146 cm.

    Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

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    Provenance :
    Galerie E. Druet, Paris, novembre 1911 (acquis de Henri Manguin)
    Collection privée, France, 1938
    Galerie des Arts, Nîmes, 2004
    Collection privée, Arles.

    Expositions :
    Paris, Galerie Druet, Manguin, 1913, n°16
    Paris, Galerie de Paris, Manguin, tableaux Fauves, 1964, n°39
    Saint-Tropez, Chapelle de la Miséricorde, Henri Manguin, 1976, n°97
    Isle sur la Sorgue, Hôtel Donadei de Campredon, Manguin, 1985, n°28
    Sète, Musée Paul Valéry, Manguin, 1994, n°22
    Tarascon, Musée Charles Deméry, Souleiado, Manguin, 1993, n°56
    Paris, Galerie Fleury, Manguin, 2010, p.36-37.

    Littérature :
    Marie-Caroline Sainsaulieu, Henri Manguin, Catalogue raisonné de l’œuvre peint sous la direction de Lucile et Claude Manguin, éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 1980, n°395 reproduit p.160.

    Note :
    Le filet, dialogue à trois personnages dans un paysage du Midi, voilà une composition exceptionnelle dans l’œuvre de Manguin. Jeanne, l’épouse de l’artiste, assise au premier plan, rapièce au crochet le filet, alors que ses deux fils, Pierre dans le hamac et Claude debout, regardent le travail de leur mère.

    L’ordonnance pyramidale de trois personnages fait la force du tableau. En effet, elle va servir le peintre et permettre une conversation à trois couleurs entre le jaune, le blanc et le bleu.

    Sous une voûte de feuillages dominée par un paysage azuréen, le jaune puissant de la robe de Jeanne répond aux échos des sages tenues blanches des garçons, tandis que se découvrent partout ailleurs des bleus conjugués à tous les éléments : à l’horizon, les collines bleutées de Sanary, là le bleu profond de la mer, ici les reflets sur les chemises blanches, ou encore l’ombre sur le sol pigmentée de bleu-violet, et encadrant cette scène intimiste, deux arbres à l’écorce fauve. Les chaussons rouges, en bas et au centre, petites touches essentielles reprises par le toit de la maison à gauche et les fleurs à droite, diffusent leurs vibrations sur l’ensemble de l’œuvre.

    Chez Henri Manguin, les œuvres majeures sont étayées par une architecture équilibrée. La charpente de l’œuvre construite (ici, le filet triangulaire repris par la position des trois personnages puis l’espace lumineux, triangulaire lui aussi), l’artiste s’immerge alors dans l’univers chromatique. Les couleurs, travaillées en aplat, se partagent la gloire de ce tableau.

    Dans cette œuvre, Henri Manguin a voulu mettre en scène la vie de famille au moyen du hamac. Ce thème a été traité trois fois : en 1911, « Le filet et l’été », « Le hamac » et en 1913, « Le hamac à Cassis, Jeanne et Lucile » montrent sa femme et ses enfants.

    Jeanne a servi de modèle constamment dans tout l’œuvre, en revanche Pierre, Claude et Lucile n’apparaissent que de temps à autre. C’est ainsi que l’artiste écrit dans une lettre aux Hahnloser en octobre 1911 : « Nous sommes réduits à quatre depuis quelques jours. Claude est rentré à Paris la semaine dernière pour ses études. Cette séparation a été des plus cruelles car nous avons vécu cet été sans cesse en sa compagnie. Il a été pour moi un bon compagnon et un modèle précieux... ».
    Les délicieux souvenirs de famille sont réciproques ; en effet, « Le filet », témoignage de cet heureux partage, est revenu un temps dans la collection de Claude Manguin.

    Le filet se regarde, mais il s’écoute aussi, comme une symphonie. Il est l’harmonie faite perfection car aucune fausse note ne vient réduire son chant chromatique.

    Mais sait-on que l’artiste écoutait à tue-tête les œuvres de Beethoven tout en peignant ? Claude et Lucile Manguin le racontaient.

    Marie Caroline. Sainsaulieu

  • La ferme Brunette

    Huile sur toile
    exécutée en 1905
    signée en bas à droite : Manguin
    33 x41 cm.

    Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

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    Provenances :
    Mme Henri Manguin, Saint-Tropez, 1949.
    Collection Pierre Manguin, Paris
    Galerie Fleury, Paris
    Collection privée, Arles.

    Expositions :
    Paris, Galerie Brame, Manguin, 1954, n°16
    Avignon, Musée Calvet, Manguin, 1959, n°27
    Aix-en-Provence, Galerie L. Blanc, Manguin, 1961, n°38
    Paris, Galerie de Paris, Manguin, tableaux Fauves, 1962, n°29
    Neuchâtel, Musée des Beaux-Arts, Manguin, 1964, n°43
    Cagnes, Château-Musée, Manguin, 1965, n°20.
    Paris, Galerie Fleury, Manguin, 2010, p.26 et 27.

    Littératures :
    Pierre Cabanne, Henri Manguin, Ides et Calendes, Neuchâtel, 1964, p.161, n°65, reproduit p.102.
    Marie-Caroline Sainsaulieu, Henri Manguin, Catalogue raisonné de l’œuvre peint, sous la direction de Lucile et Claude Manguin, éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 1980, n°164, reproduit p. 91.

    Note :
    Enthousiasmé par les lieux et le climat qu’il a découverts lors de son premier séjour à Saint-Tropez en 1904, Manguin décide de revenir y passer l’été 1905. Il loue la villa Demière située au sommet de la colline de Malleribes qui domine tout le golfe de Saint-Tropez. Il y arrive avec Jeanne et leurs deux fils le 3 mai.

    Marquet vient le retrouver dès le 15 mai et Camoin les rejoint fin juin. Tous deux – voulant connaître d’autres horizons : Agay, le Trayas... – quittent Saint-Tropez le 12 juillet 1905.
    Manguin travaille donc presque tout l’été dans son hâvre de paix, la villa Demière et son grand jardin où peu de visiteurs viennent interrompre les séances de peinture en plein air avec Jeanne : sa femme, son modèle et sa muse.

    Loin de Matisse et Derain, qui sont à Collioure l’été 1905, Manguin réalise un bon nombre d’œuvres fauves, dont cinq toiles seront exposées dans la salle VII du fameux Salon d’Automne.
    La Ferme Brunette est située en dessous de la villa Demière et d’après la végétation, il semble que ce tableau ait été peint à la fin de l’été. Esquissée en partie, témoignage de l’émotion transcrite spontanément, cette œuvre est pleine de charme par l’harmonie de ses couleurs. Elle répond justement à la remarque de Guillaume Apollinaire écrivant dans l’Intransigeant, le 14 juin 1910 : « Manguin est un peintre voluptueux ».

    Jean Pierre Manguin

Le filet

Huile sur toile
exécutée à Sanary en 1911
signée en bas à gauche : Manguin
114 x 146 cm.

Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

La ferme Brunette

Huile sur toile
exécutée en 1905
signée en bas à droite : Manguin
33 x41 cm.

Certificat d’authenticité établi par M. Jean-Pierre Manguin.

En septembre 2010 nous avons exposé l’artiste fauve Henri Manguin, l’accrochage comptait 27 oeuvres. La collaboration avec la famille de l’artiste nous a emmené vers un choix d’oeuvres jamais présentées à la vente.

Mercredi 15 septembre au lundi 15 novembre 2010
Lundi : 14h – 19h
Mardi à samedi:
10h30 – 13h
14h – 19h